Archive pourjanvier, 2008

Paris

Il est neuf heures moins le quart, comme chaque jour direction le boulot.Un peu classique le métro boulot dodo, et pourtant rythme monotone parisien.

Même étant née à Paname, la culture qui en émane reste un mystère, si riche et si vide à la fois,comme si nuit et jour créaient 2 mondes distincts.

Paris je te haie, Paris je t’adore…

Le jour, qualificatif de pression, commune et non partagée, surmontée par l’individualité.

Le métro, métaphore du train train parisien: le i-pod comme bruit de fond, élement indispensable à la préservation de soi.  Le bouquin sur les genoux, moyen d’échapper, de s’évader le temps de quelques stations. Le regard fuyant afin de ne surtout pas transmettre. Métro, lieu d’échange inespéré par la proximité imposée et pourtant rarement exploré.

Paris je t’adore, Paris je te haie…

La nuit, symbole de relâchement, renversement personnel voulu par la magie d’un paris illuminé. Chantant, émouvant, émerveillant et unissant les mêmes esprits qui quelques heures plus tôt s’évitaient.

On se prend au jeu, jeu de séduction crée par la sensibilité d’une ville vivante. On rencontre des gens de tout univers, de toute culture, on danse avec un SDF en plein Champs Elysées, partage un rire aigu en plein marais, admire un battle approvisé en plein Châtelet.

Paris by night, échappatoir ou révélateur de notre réelle personnalité.

 Paris je te haie, Paris je t’adore…

A nous de trouver un équilibre entre rêve et réalité, à nous d’élucider cette césure exaltante et charmante.

La simplicité est ennuyante, la complexité excitante.

Paris je te haie, Paris je t’adore…

le masque

Un peu de fard sur les paupières pour accentuer le regard, quelques poussières d’étoile pour subblimer le teint,du rouge aux lèvres…
Et ces larmes qui révèlent un vrai visage. Le masque tombe, la sensibilité cachée derrière un sourire, un rire, paraît plus pure comme ces quelques gouttes qui glissent sur mes joues.
Le regard semble plus floue, les lèvres humides, les pensées plus vives.
Impossible d’arrêter ce sentiment ancré en moi qui s’extériorise, c’est comme la goutte d’eau qui fait débordé le vase. J’essaye chaque minute que fait ce monde d’être plus forte, mais les quelques secondes passées seules me parraissent une éternité…Alors, je me laisse aller en espérant un signe, un geste, en espérant laisser exprimer mon âme un jour par un éclat de rire.
Ne plus me noyer.Passés les tourments de haine, la vague de tristesse, le tsunami de questions. Je tente de me reconstruire mais les chantiers du coeur semblent avoir été délaissés. L’extérieur paraît plus lisse, plus neuf, mais les douleurs restent profondes.
Faire bonne figure ne dure qu’un temps, perdre la façe est soulageant.
Un livre ouvert, mais une page blanche, effrayante, humide de mes larmes…à moi d’écrire une nouvelle histoire plus authentique en l’espérant dessinée par un sourire, subblimée par un amour, teintée par un bonheur…